Sous un chapeau de plomb, une femme s’efface sous le poids des injonctions.
Ses yeux sont cachés, comme si l’on voulait effacer jusqu’à son identité.
Le « chut » sur sa bouche impose le silence : sa voix est décrédibilisée et réduite à néant.
Vêtue d’un gris sans vie, son vêtement incarne l’étouffement de l’être et la désappropriation de son corps.
Mais sous le métal, la couleur résiste. Le feu du vivant n’a jamais cessé de brûler.
Sur le chapeau, un papillon s’est posé. Léger, fragile et pourtant, il fissure le plomb. Pas par la force, mais par la vibration de la vie, celle qu’aucune cage ne peut contenir.
Chaque battement d’aile, chaque voix libérée, fissure un peu plus ce qui la fige et la cloue au sol, rappelant que l’insoumission est le commencement de la liberté.